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L'ensemble de la propriété, maisons, annexes, fermes et dépendances, sont acquises le 12 mai 1900 par Paul Philippe Alexandre GUILLEROT, architecte, descendant, par les PAYRAUDEAU, de la Famille FRAPPIER de LA MAUVINERIE.

Paul GUILLEROT fait construire à Malvoisine une maison, des magasins à fourrage, une maréchalerie, un manège et neuf écuries.

Après son décès en 1904 et celui de son fils, Paul Léon GUILLEROT, sous-lieutenant au 137e Régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le 30 septembre 1918, les Oudairies reviennent à sa fille, Marie Elise Léonie Aline GUILLEROT qui épousa Georges DUVAL.

En 1945, une partie des bâtiments servira de prison pour les collaborateurs, puis de logements pour des compagnies de travailleurs indochinois.

Les Oudairies passent ensuite à Madeleine DUVAL, fille des précédents. Elle épouse le comte Bernard de GIGOU. La propriété est enfin vendue en 1993 à la Ville de La Roche-sur-Yon et la Famille de GIGOU s'installe... à Malvoisine.

Le Château des Oudairies

La Roche-sur-Yon

Photos : © Christian Frappier

Seigneurs et Propriétaires

 

Le château actuel des Oudairies est de construction  récente, l'ancienne demeure ayant sans doute été détruite lors de l'insurrection vendéenne.

Le premier seigneur des "Audayries" que l'on rencontre se nomme Guillaume BACHELIER, seigneur de la Lardière, qui épousa vers 1375, Jeanne des FORGES. Ils eurent une fille, Marguerite BACHELIER, qui épousa le 1er avril 1392 Robert de SALIGNÉ, seigneur de la Houdière.

Vers 1490, on trouve Gérard CHAUCHET aux Audayries, puis sa fille, Françoise CHAUCHET, qui épouse le 1er mai 1515, Robert de TINGUY, seigneur de la Garde, châtelain de Rocheservière. Leurs successeurs aux Oudairies sont ensuite :

- Pierre TINGUY, leur fils, marié d'abord à Guillemette d'AVAUGOUR puis à Dlle Marguerite ALLARD de LAUNAY. Il est décédé aux Oudairies en 1592 et fut inhumé dans l'église du Bourg-sous-la-Roche.

- Benjamin TINGUY, fils du précédent et de sa second épouse. Il devint seigneur de Nesmy. Il épousa Anne BERTRAND de ST-FULGENT.

- Abraham TINGUY, seigneur de Nesmy et des Oudairies, fils des précédents, marié d'abord à Suzanne BODIN des COUSTEAUX, puis à Marie BÉJARRY.

- Samuel de TINGUY, seigneur des Oudairies, fils du précédent et de sa seconde épouse, décédé sans postérité.

- Charles de TINGUY, demi-frère du précédent, né du premier mariage de leur père. Il épousa Israélite Henriette MAUCLERC.

- Pierre Benjamin de TINGUY, fils des précédents, qui épousa en 1713, Marie Anne CICOTEAU. Il est décédé au château de Nesmy le 16 février 1745.

- Pierre Auguste de TINGUY, seigneur des Oudairies, fils des précédents, décédé aux Oudairies le 13 avril 1784. C'est à cette occasion que la terre des Oudairies est sortie de la famille de TINGUY par aliénation. En effet, ses héritiers arrentent d'abord le domaine à Pierre Joseph BIROTHEAU, sieur de Laymonière, sénéchal de La Chaize-le-Vicomte, époux de Jeanne Françoise Charlotte BACQUA, puis le cède le 19 frimaire an VI aux frères Joseph Aimé et Etienne DUGAST, de Barbâtre.

Vendu de nouveau après adjudication le 19 août 1827 à Charles Auguste Gabriel MAILLOT, maire du Bourg-sous-la-Roche de 1837 à 1848, qui décède aux Oudairies le 31 mars 1853. Il agrandit la propriété en 1837 et fait construire une maison (le Kremlin), un four à tuiles et des halles

La propriété passe ensuite à sa fille, Adélaïde MAILLOT, et à son gendre, le docteur Victor Charles Clément FONTENEAU, qui y décède le 22 mai 1881.

Les héritiers vendent les Oudairies le 25 janvier 1883 à M. et Mme TANDIL, négociants à La Roche-sur-Yon. Ils font construire en 1891 une maison, sellerie et remise, et y développent l'élevage des chevaux. Au début du 20e siècle, les Oudairies comptent aussi des fermes à Malvoisine, à l'Annexe et aux Rebautes.

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Faisant face au château, le côteau des Oudairies dominait la ville de La Roche-sur-Yon. Au bout d'un petit chemin qui partait de l'allée des Oudairies, une petite maison logeait la Famille GUILLET qui travaillait sur le domaine. Pour la petite histoire, c'est Léopold GUILLET (dit Armand) qui conduisait la calèche lors du mariage du comte et de la comtesse de GIGOU. La maison a été démolie et le côteau est aujourd'hui occupé par l'Hôpital des Oudairies. Et l'allée piétonne qui mène au château porte le nom de "Allée Léopold Guillet". Restent les souvenirs...

Renseignements et photos aimablement transmis par Jean-Yves CHAUVIN, petit-fils d'Armand GUILLET

 

Le Côteau des Oudairies

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